À propos du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Ce samedi 9 janvier, la coordination des associations opposées au projet d’aéroport organise un convoi de vélos, tracteurs et marcheurs de Notre-Dame des Landes jusqu’au périphérique nantais.Voici le message que j’ai adressé auprès des représentants de la coordination.

Je formule le vœu que le message porté par cette marche pacifique puisse être entendu, sans débordements qui puisse interférer sur le bienfondé de cette démarche. A ce propos, nous aurions pu, nous aurions dû, prévoir d’améliorer les conditions des débats publics au préalable à la décision politique sur la construction de cet aéroport, et de manière générale sur les grands projets. C’est la raison pour laquelle, sollicité par Christian Grisollet, coprésident de l’Acipa, et Françoise Verchère, coprésidente du Cédpa, j’ai posé une question écrite au Gouvernement sur ce sujet, publiée au Journal officiel le 29 décembre dernier.

Je relayais ainsi leurs propos estimant « qu’à l’heure où la confiance entre les citoyens et leurs représentants est remise en cause, la rénovation loyale et complète des procédures de débat public est un enjeu démocratique de taille. La démocratie du XXIème siècle n’existera que dans de nouveaux rapports entre élus et citoyens pour déterminer ensemble l’intérêt général. Cela implique de reconnaître la place des citoyens, leurs compétences, leurs capacités à produire des analyses et des propositions alternatives et ce dès le début du processus décisionnel, c’est-à-dire dans la définition des besoins sociaux et des priorités entre ces besoins, définition fondatrice même de l’utilité publique. On s’oriente dès lors vers une participation du public plus approfondie en amont de tout projet, fondée sur une large concertation. Pour valoriser le débat démocratique avec crédibilité, il paraît indispensable de mettre en place, avec transparence et clarté, un ou des processus offrant les garanties de compétence et d’impartialité aptes à écarter toute mise en cause. »

Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour le projet de Notre-Dame-des-Landes. Pour y remédier, à l’instar d’autres élus, je suis pour un référendum local qui puisse être véritablement décisionnel. Il s’agit de sortir par le haut et définitivement de cette situation d’impasse en donnant le pouvoir de décision au peuple. Cela serait également un outil d’apaisement des tensions issues de part et d’autres, le résultat issu des urnes s’imposant à tous, à moins de rejeter les fondements démocratiques.

Je ne peux malheureusement pas être des vôtres aujourd’hui. Mais sachez, qu’étant opposé au projet avant d’être élu député, je n’ai pas changé de position, j’estime que cet aéroport n’est pas justifié. Par votre combat, je vous souhaite de pouvoir continuer à conscientiser de manière pragmatique et argumentée sur l’utilité de ces grands projets qui ne vont pas de soi.