Communiqué de presse – Réunification de la Bretagne : Le Conseil départemental de Loire-Atlantique contre la volonté populaire

Le Conseil départemental de Loire-Atlantique s’est doublement positionné hier contre la volonté populaire en n’organisant pas la consultation citoyenne réclamée par pétition par plus de 100.000 électeurs du département (fait inédit en France) et en votant de surcroit contre le rattachement à la région administrative de Bretagne. Cette cause est pourtant soutenue depuis des décennies par environ 70 % de la population de Loire-Atlantique selon les sondages et les votations organisées.

Il y avait enfin moyen de passer une étape importante du processus politique en consultant directement la population du département, ce qui aurait permis d’avoir une réponse légitimée par le suffrage universel direct. Au lieu de cela, le Conseil départemental par une manœuvre dilatoire renvoie le sujet au Gouvernement en vue de l’organisation d’un référendum décisionnel dont on peut estimer qu’il ne sera pas pressé d’organiser alors qu’il a déjà annoncé que les contours des régions n’évolueraient plus.

Si le Gouvernement était néanmoins amené à répondre positivement, le périmètre de la consultation proposé par le Conseil départemental pose question. Car si l’on peut comprendre la demande d’organisation d’un véritable référendum contraignant, que le Conseil régional de Bretagne est également prêt à assumer, le demander aux autres départements des Pays-de-la-Loire leur donnerait un droit de véto insurmontable et surtout non justifié politiquement.

J’en appelle donc à ce que l’ensemble des acteurs (élus départementaux, régionaux, parlementaires, Gouvernement, partis politiques et associations) se mettent autour de la table pour que cette occasion manquée puisse permettre de trouver les bases d’un accord tendant au respect de la volonté des bretonnes et des bretons pour l’enclenchement d’un véritable processus démocratique sur la réunification de la Bretagne qui n’a que trop tardé. Cela devra également permettre d’aboutir à une vision sur le devenir des trois régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire qui pourraient plus n’en faire que deux.

Paul Molac

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