Nomination de Paul Molac au Comité consultatif pour la promotion des Langues régionales

Le mercredi 6 mars 2013, le Comité consultatif pour la promotion des Langues régionales et la pluralité linguistique interne a été installé par Mme Aurélie Filipetti, ministre de la Culture et de la Communication.

Quellepolitiqueeconomique-161014J’ai eu l’honneur d’être sollicité par Mme la ministre afin de faire partie des douze membres de ce comité, présidé par le Conseiller d’État Rémi Caron. Ce comité comprend des parlementaires, des représentants des collectivités territoriales, dont David Grosclaude, membre de Régions et Peuples solidaires, des juristes, des linguistes, des universitaires et autres personnalités qualifiées. C’est avec un sentiment de responsabilité devant les échéances importantes qui nous attendent que j’ai accepté de m’y engager.

Je défendrai une reconnaissance pleine et entière des langues régionales et veillerai à ce que toutes les voies soient étudiées pour que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires soit ratifiée et appliquée, tel que s’y est engagé le Chef de l’État, François Hollande. J’essaierai par mon point de vue, celui d’ancien président du Conseil culturel de Bretagne et d’ancien président d’une fédération de parents d’élèves de l’enseignement bilingue public (Div Yezh), mais également celui d’élu breton, apparenté à l’Union démocratique bretonne (UDB), d’apporter une réelle plus-value aux travaux de ce comité. Le combat pour la diversité linguistique est inscrit dans mon parcours et celui de l’UDB, qui n’a eu de cesse de revendiquer un statut protecteur pour nos langues.

L’installation de ce comité est un signe encourageant de la part du Gouvernement, alors que la perspective d’une réforme constitutionnelle, nécessaire préalable à la ratification de la Charte, semble s’éloigner devant le refus de la droite de voter la moindre de ses dispositions, notamment celle sur les langues régionales. Une des solutions que devra étudier le Comité consistera en la définition des modalités d’application des engagements souscrits par la France : les 39 points de la Charte qu’elle a signés sans ratifier. Ces 39 points ont étés déclarés comme non contraires à la constitution, et peuvent donc devenir réalité si les pouvoirs publics en ont la volonté.
Les auditions en ce sens débuteront dans les tous prochains jours, pour une remise des conclusions au mois de juin prochain.