Coronavirus – Accès aux soins des personnes en situation de handicap

Pour le compte de mon groupe “Libertés et Territoires”, j’ai pris part à la séance de QAG afin d’interpeller le Gouvernement sur la gestion actuelle de la crise liée au Covid-19. L’enjeu est ici de faire toute la lumière sur les remontées de terrain faisant état que les personnes en situation de handicap, porteuses du virus, ne pourraient pas faire l’objet d’une prise en charge. Nous devons avoir la certitude que le niveau d’autonomie et de dépendance des personnes n’est pas devenu un critère d’admission à l’hôpital. La protection des personnes fragiles est une priorité.

Monsieur le Président, Monsieur le ministre,

Les personnes fragiles sont les premières touchées par le Covid-19. C’est particulièrement vrai s’agissant des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, résidant dans les établissements médico-sociaux.

La situation dans ces structures est particulièrement préoccupante. D’une part, le confinement est difficile à mettre en place et à expliquer aux résidents ; d’autre part, la propagation est facilitée par la promiscuité.

Il a fallu attendre jeudi dernier pour connaitre la réelle ampleur de l’épidémie au sein des Ehpad et des établissements médico-sociaux, avec un bilan particulièrement lourd, puisque plus de 2 000 personnes y sont décédées.

Dans ce contexte, certaines associations s’inquiètent que les personnes en situation de handicap puissent se voir refuser des soins hospitaliers lorsqu’elles sont contaminées par le virus.

De telle pratiques, si elles étaient avérées, seraient absolument intolérables.

Nous avons conscience de l’incroyable effort qui est mené partout par les personnels de santé pour assurer la prise en charge de tous.

Néanmoins, dans les régions les plus touchées, il faut avoir la certitude que le niveau d’autonomie et de dépendance des personnes n’est pas devenu un critère d’admission à l’hôpital.

Il est indispensable de réaffirmer que la protection de ces publics fragiles est une priorité.

Aussi, monsieur le ministre, quels sont les engagements clairs que vous pouvez prendre devant nous afin de garantir que le handicap – physique ou psychique – ne soit pas et ne devienne pas un critère de refus d’hospitalisation ?

Enfin, pour assurer effectivement cette préoccupation, vous venez de répondre tout à l’heure à propos du dépistage qui sera systématique. Pouvez-vous nous indiquer un terme à ce dépistage ? Est-ce qu’on y arrivera dans peu de temps ? Je suppose que ça ne se fait pas comme ça.

 

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