Covid-19. La loi sur les mesures d’urgences est votée : il est temps d’agir

La situation à laquelle nous faisons face, à l’échelle mondiale, est très grave et nécessite dès lors des mesures exceptionnelles afin de limiter la propagation du virus. Face à cette pandémie, il est nécessaire de nous adapterCela peut nous amener dans des conditions définies à  restreindre notre liberté de circulation et notre liberté d’entreprendre, afin de limiter le nombre de victimes.

 
Je tiens avant tout à saluer le travail, le dévouement et l’abnégation de l’ensemble des personnels de santé, de secours et de sécurité mobilisés à l’occasion de cette crise sanitaire, mais aussi ceux de la grande distribution, de l’agroalimentaire et l’ensemble des personnes qui par leur activité permettent à la population de traverser cet épisode dans les meilleures conditions possibles. Alors que nous attendons dans les prochains jours le pic de l’épidémie, l’ensemble des services de santé sont mobilisés et il est de notre devoir d’adopter les gestes civiques de premier ordre afin de limiter l’afflux de malades dans les hôpitaux.
 
Depuis vendredi, le Parlement s’est réuni en urgence pour étudier un projet de loi de finances rectificative, ainsi que des mesures d’urgences à mettre en œuvre. Les mesures spécifiques de prévention mises en œuvre à l’Assemblée Nationale ne permettant pas à l’ensemble des députés d’être présent dans l’hémicycle, j’étais représenté à cette occasion par mes collègues du groupe « Libertés et Territoires » et toujours en lien téléphonique avec eux.
 
Deux enjeux majeurs nous ont occupés ce week-end : si la situation nécessite de confier au gouvernement des habilitations spécifiques pour pouvoir gérer cette crise et gouverner par voie d’ordonnance en matière d’urgence sanitaire et concernant des mesures économiques et sociales, nous ne pouvions en la matière laisser un blanc seing. C’est en ce sens que le groupe Libertés et Territoires a déposé plusieurs amendements afin de maintenir le contrôle et l’information des parlementaires tout au long de cette période. L‘Etat d’urgence sanitaire n’est voté que pour deux mois. Cela obligera un renouvellement par vote si nécessaire.  Je me réjouis par ailleurs qu’à notre initiative, les dispositions relatives au chômage partiel puissent être clarifiées et donc étendues à toute entreprise, quelque soit leur taille.
 
Je serai très vigilant à ce que toutes les dispositions qui ont été adoptées, et notamment celles qui sont privatives de liberté mais aussi ce qui concerne l’application des mesures économiques contenues dans le projet de de finances rectificatif. soient bien réalisées dans l’unique but de stopper la propagation du virus, et soient véritablement proportionnées. L’urgence est là, et nous devons faire corps avec les pouvoirs publics afin de réduire au maximum cette période difficile, et de venir en aide aux entrepreneurs, aux salariés qui vont subir les conséquences économiques de cette crise, ainsi qu’aux personnes isolées pour s’assurer que chacun puisse s’approvisionner durant les prochaines semaines.
 
Nous aurons ensuite, une fois cet épisode terminé, l’occasion de nous interroger sur notre modèle de société et notre modèle de production et sur les manquements de cette gestion de crise. 
 
 
Paul Molac

 

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