Plan “Ma santé 2022” : défense des hôpitaux de proximité

Mardi 5 mars 2019, j’ai interpellé la ministre des Solidarité et de la Santé, représenté par son secrétaire D’État, sur les conséquences que pourrait avoir la classification des hôpitaux envisagée dans le Plan « Ma Santé 2022 », notamment sur le devenir du centre hospitalier de Ploërmel.

Un projet de classification des hôpitaux en trois catégories

En effet, le projet de loi « Ma Santé 2022 » porté par le Gouvernement, qui fera bientôt l’objet d’un débat parlementaire, prévoit une classification des hôpitaux en trois catégories : hôpitaux offrant des soins de proximité, des soins spécialisés et des soins ultraspécialisés (type CHU).

Le Gouvernement prévoit ainsi la création de 600 hôpitaux dits de proximité. A première vue, cette annonce pourrait s’apparenter à un déclassement des petits établissements par la fermeture de services, de lits, à la faveur d’hôpitaux-centres où se concentreront les soins spécialisés, telle que la chirurgie ou l’obstétrique (maternité).
Au centre hospitalier de Ploërmel, dans un contexte financier dégradé, nombre d’agents m’ont récemment fait part de leurs inquiétudes quant à la réforme à venir. Dans les faits, beaucoup s’inquiètent d’une progressive relocalisation des services au profit de l’hôpital de Vannes.

Perte de services ?

C’est pourquoi je me suis fait le relais de leurs préoccupations dans l’hémicycle : « Jusqu’où ira-t-on si le centre hospitalier de Ploërmel acquiert le tout-nouveau statut d’hôpital de proximité ? Jusqu’à la fermeture des services de chirurgie et donc de la maternité qui enregistre environ 700 naissances par an ? (…) Où classer les établissements équipés d’une maternité et d’un plateau technique de chirurgie, comme Ploërmel, Redon, Pontivy ou encore Carhaix? A l’heure où les zones rurales sont en proie à une désertification notable, que le sentiment d’abandon des pouvoirs publics ne cesse de se renforcer, il est difficile d’imaginer que les petits hôpitaux puissent perdre leurs plateaux techniques et soient transformés en de simples relais de maison de santé ou EHPAD. »

Mobilisation à venir

Aussi, j’ai demandé à ce que la classification administrative simpliste, telle qu’elle a pu être imaginée dans le plan « Ma santé 2022 », puisse être revue sous peine de déclasser des établissements de première importance pour leur territoire et ses habitants. En tout cas, j’entends bien profiter du débat parlementaire pour porter et défendre cette question lors de la prochaine discussion sur la loi santé.

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