Rencontre avec Eskolim, fédération des écoles immersives en langue régionale

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J’ai rencontré avec les députés Jean-Félix Aquaviva et Didier Le Gac les représentants du réseau Eskolim (fédération des écoles associatives en immersives), Paxkal Indo (Président de Seaska et d’Eskolim), Eva Bertrana (Directrice générale de La Bressola), Jean-Louis Blénet (Président de la Confédération Calandreta et de l’ISLRF) et Karine Sarbacher (Présidente d’ABCM-Zweisprachigkeit).

Nous avons discuté avec eux de l’avenir des langues régionales dans le cadre du projet de loi pour une école de la confiance. Leur demande est claire : il faut remettre les choses dans le bon sens et faire des langues régionales des langues d’usage et non un simple enseignement.

Ainsi, le réseau Eskolim souhaite que soit inscrit dans le code de l’éducation que les langues régionales sont une matière enseignée dans le cadre des horaires normaux de l’école, du collège et du lycée. Ils demandent également que la généralisation de l’offre devienne une obligation inscrite dans la loi ou qu’un statut pour les écoles immersives et leurs filières soit créé, car le système de parité horaire ne crée pas de réels locuteurs. Le financement et le mécénat des écoles immersives est un autre enjeu pour leurs écoles, alors que le réseau connaît une progression de 5% chaque année. Pour répondre à cette demande d’enseignement en immersif, Eskolim souhaite que soit au moins laissée la possibilité aux collectivités territoriales de financer ces établissements.

Le projet de loi présenté par le Gouvernement manque d’ambition pour les langues régionales. Lors de son examen, je ferai des propositions pour que celles-ci y trouvent toute leur place et pour que les moyens nécessaires soient donnés afin d’assurer leur avenir.