Agriculture biologique : enjeux et perspectives à l’approche de la nouvelle PAC (avec le GAB 56)
Je me suis rendu à l’invitation du GAB 56 (groupement des agriculteurs biologiques du Morbihan) au fournil de Kerbirio à Crac’h, dans l’exploitation d’un couple de paysan boulanger. Il s’agissait de faire le point sur la production bio et sur les aides dans la perspective de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune).
L’agriculture biologique représente 17,2 % des fermes bretonnes et plus de 10 % des surfaces. La Bretagne est la première région de France pour le lait et les légumes bio. On parle parfois de bio importé. 71 % des produits bio consommés en France sont d’origine française dont 98 % pour la lait, 100% des œufs et 99 % de la volaille. La consommation a été multipliée par 2,5 en 10 ans et repart aujourd’hui à la hausse. Les Français jugent ce type d’agriculture meilleure pour la santé.
Cependant, cette production a encore besoin de soutien. La France a été le seul pays à arrêter les aides au maintien ce qui est une distorsion de concurrence avec nos voisins. Il est aussi nécessaire d’avoir de la transparence sur l’affectation des reliquats des aides à la conversion. Pour la future PAC, il est demandé le retour des aides au maintien, aux MAEC (mesures agroenvironnementales et climatiques) et un soutien particulier pour les fermes maraîchères qui reçoivent en fait très peu d’aides de la PAC. Les priciplaes aides de la PAC sont distribuées à l’hectare, or ces fermes ont de petites surfaces.
Dernière inquiétude, la commission veut baisser le budget agricole de l’Europe. Les aides qui étaient de 80 % payés par l’Europe, ne serait plus que 70 % dans la future PAC.
Je porterai bien sûr ces messages auprès de la ministre de l’agriculture.









