Intervention sur la prorogation de l’état d’urgence

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Le 18 novembre en Commission des Lois, et le lendemain dans l’hémicycle, je suis intervenu sur le Projet de loi de prorogation, pour trois mois, de l’état d’urgence que j’ai voté. Outre le fait que les citoyens sont en droit d’attendre que leur sécurité soit pleinement assurée, j’ai défendu le fait qu’il fallait un juste équilibre entre liberté et sécurité. J’avais déposé avec les députés de mon groupe, plusieurs amendements visant notamment à encadrer l’état d’urgence par un contrôle du Parlement, ce qui a finalement été acté. De même, je me félicite de la suppression dans cette loi de 1955 de dispositions obsolètes et dangereuses sur la censure des médias, alors que notre législation est suffisamment forte sur le sujet. J’avais aussi demandé à ce qu’outre les bureaux de professions sensibles (journalistes, parlementaires, avocats, juges), leur domicile soit protégé de toute perquisition et que la dissolution des associations concernent celles qui sont en lien direct avec l’origine de l’état d’urgence. Si certaines dispositions votées peuvent parfois paraître exagérées, gardons à l’esprit qu’il ne s’agit que de répondre à une situation exceptionnellement grave par des mesures à la hauteur du défi et qui n’ont pas vocation à s’appliquer en dehors de la période des trois mois.

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