La gauche en Bretagne

La situation politique à gauche en Bretagne est marquée par un paradoxe.

D’une part, il est largement reconnu que la Bretagne a connu, depuis 2004, une progression qualitative de l’action publique dans de nombreux domaines avec l’arrivée de la gauche aux responsabilités au Conseil régional.

D’autre part, la réforme territoriale engagée par le gouvernement s’avère être un échec et une déception pour de nombreux Bretons. La Région Bretagne avait pourtant proposé, avec plusieurs parlementaires, d’ambitieuses évolutions institutionnelles…

Le paradoxe est donc que la gauche bretonne a su démontrer sa capacité d’agir – en Bretagne – pour le bien des Bretons, mais dans un périmètre institutionnel qui reste trop limité. Ce constat amène certains régionalistes ou autonomistes à choisir des chemins différents lors des prochaines élections régionales.

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Certains régionalistes et autonomistes privilégient la protestation face aux décideurs centraux.
D’autres souhaitent privilégier la poursuite des actions engagées ; nous en sommes !
Ces actions ne seront possibles qu’avec une gauche riche d’un pôle de sensibilité régionaliste pour :

1 – Renforcer la régionalisation de la France et obtenir, pour la Bretagne, des expérimentations ambitieuses dans de nombreux domaines : culture, langues, politiques de l’eau…

2 – Construire, par le dialogue, l’Assemblée de Bretagne pour créer les conditions d’une meilleure efficacité de l’action publique.

3 – Poursuivre les discussions afin d’obtenir la réunification administrative de la Bretagne (à 5 départements), périmètre le plus pertinent du développement économique, social et culturel de notre péninsule, dans le respect des vœux votés par le Conseil régional.

4 – Mener une politique linguistique à même d’assurer l’avenir du breton et du gallo.

5 – Poursuivre et amplifier les politiques de soutien aux cultures de Bretagne dans toutes leurs diversités.

6 – Préserver et améliorer l’équilibre territorial de la Bretagne, dans les logiques du développement durable.

Nous ne souhaitons ni un régionalisme de la protestation ni un régionalisme du commentaire. Nous souhaitons un régionalisme de l’action, un régionalisme de la construction, enrichissant la gauche bretonne, poursuivant et développant les chantiers engagés et permettant à la Bretagne de franchir de nouvelles étapes.

À terme, nous souhaitons la création d’un lieu d’échange et de discussion entre les composantes régionalistes et autonomistes se retrouvant dans les valeurs de la gauche.

En attendant, et dans le cadre des élections régionales, nous demandons à rencontrer prochainement Jean-Yves Le Drian, dont nous espérons la candidature aux prochaines élections régionales. Nous connaissons son attachement à la Bretagne et aux combats de la régionalisation. Nous lui soumettrons nos éléments de programme avec l’espoir qu’il les intègre à son projet pour la Bretagne. Si tel est le cas, nous pourrons continuer à bâtir ensemble la Bretagne de demain.
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Paul Molac, député du Morbihan, Jean-Luc Bleunven, député du Finistère, Jean-Michel Le Boulanger et Lena Louarn, Vice-Présidents du Conseil régional, Herri Gourmelen, Mona Bras, Kaourintine Hulaud et Yannick Bigouin, conseillers régionaux, Christophe Marchand, Laurence Chevrel, élue municipale de Lorient, Pierre Mouellic, Renan Mollo, élu municipal de Riantec, Philippe Coulau, Vice-Président de la communauté de communes de Paimpol, Alain Noblanc, Florence Prunet, conseillère départementale du Morbihan, Michel Hado, Yann-Fanch Kemener, artiste de Bretagne.

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