Cette semaine a été marquée par la polémique autour du travail le 1er mai.
Le 1er mai est par principe férié pour tous les salariés, et j’y suis attaché. Mais nous avions une insécurité juridique pour certains établissements comme les fleuristes ou les artisans-boulangers.
Une proposition de loi sénatoriale visait à clarifier, mais aussi malheureusement élargir, le périmètre des salariés qui pourraient travailler ce jour là.
Une polémique s’en est suivie. Beaucoup de Français se sont émus que l’on touche ainsi au symbole du 1er mai, tandis que d’autres réclament de pouvoir travailler ce jour là.
Sur ce sujet, comme sur d’autres, je considère que la question doit être examinée en premier lieu par les partenaires sociaux, en prenant le temps nécessaire. S’il y a un accord entre les organisations syndicales et patronales, nous pourrons ensuite légiférer sur la base de cet accord.
A titre d’exemple, c’est ce que nous nous apprêtons à faire la semaine prochaine au sujet de la réforme de l’assurance chômage, qui se base sur un accord préalable entre les partenaires sociaux. La démocratie sociale doit guider nos orientations en matière de droit du travail.